Alors qu’elle se préparait à immigrer au Canada depuis sa France natale, ma mère reçut en cadeau cette cruche ancienne, en argile grise. L’un de ses amis, entrepreneur en construction, l’avait trouvée en excavant dans la région de Marseille. D’usage domestique et sans aucun ornement, ce vase porte la trace d’une réparation à son col, ce qui laisse croire qu’il aurait appartenu à une famille modeste. Son âge reste un mystère.

Ma mère l’a reçu en 1956 et l’a apportée au Québec en 1961.

Marie-Claude, Québec

Mon père a conservé toute une série de camions-jouets datant de son enfance dans les années 1940. Je les ai moi-même utilisés sans ménagement à la fin des années 1970 (photographie ci-dessus). Aujourd’hui, ma fille est la troisième génération d’enfants à s’amuser avec ces jouets indestructibles.

François, Québec.

Mon fils, alors adolescent, et moi avons conçu et fabriqué ensemble ce coffre à ustensiles en chêne. Il contient la coutellerie en argent que la marraine de mon épouse lui a offert en cadeau à chaque Noël de sa jeunesse, petit à petit, pendant douze ans. Pour nous trois, cet objet symbolise l’union de notre famille et le bonheur de vivre ensemble. Nous le léguerons avec joie à notre fils qui le conservera précieusement.

Martin Fournier, Québec.

Longue-vue télescopique provenant de mon grand-père paternel fait de merisier et de cuivre. Des recherches ont permis d’établir qu’elle a été fabriquée par la compagnie Gilbert & co. de Londres.  Cette compagnie a existé entre 1794 et 1817.

Cet objet peut avoir près de 200 ans. Ces renseignements proviennent du Musée Maritime National d’Angleterre et du Centre d’Archives d’Angleterre.

Pierre Côté, Baie-Comeau

Ce bol à fruits provient de mon arrière-arrière-grand-mère maternelle dont je porte le prénom. Ma mère me l’a offert lorsque que je me suis mariée. Il s’agit d’un bol en verre assez grossier, de facture industrielle, ayant d’abord appartenu à une famille modeste de Charlevoix au milieu du 19e siècle. Une fois par année, à Noël, ma mère sortait ce bol de l’armoire pour le placer, avec une très grande fierté, au centre de sa table. Le désir de rendre hommage à ses ancêtres prenait alors le dessus sur la beauté relative de l’objet. Un jour, je le remettrai à ma fille qui deviendra la sixième génération à en être dépositaire.

Lydia Bouchard, Québec